ACE Energie vous propose de découvrir une startup œuvrant comme elle dans le domaine de la transition énergétique. Pour cette édition du “startup profile”, Alexis Ducrocq a interviewé Sixtine Naquet-Radiguet, co-fondatrice de Kolverr.

Que fait ta startup ?

Kolverr est la plateforme de carrière de référence pour les professionnels de la transition énergétique. Nous formons la nouvelle génération de col-verts aux métiers de la transition énergétique. Notre mission est de former plus de 10 000 personnes par an d’ici 5 ans, en France puis en Europe.

Notre plateforme permet à nos travailleurs de :

  • trouver le parcours de carrière qui leur correspond
  • se former de manière hybride (à distance et sur le terrain) pour développer des compétences valorisées sur le marché du travail
  • trouver l’entreprise qui leur correspond après la formation

En réalité, nous faisons de la transition énergétique une opportunité d’emploi pour tous.

 

Quel est le problème principal auquel vous apportez une solution ?

30 millions de nouveaux emplois doivent être créés dans les métiers de la transition énergétique d’ici 2030, dont 500 000 rien qu’en France. La pénurie de main d’œuvre qualifiée est l’enjeu majeur des entreprises de la transition énergétique, et la raison principale qui nous empêche collectivement d’atteindre nos objectifs climatiques. En cause, trois facteurs principaux sont à l’œuvre :

  • Le manque d’attractivité : La majorité des métiers techniques du photovoltaïque sont en tension structurelle depuis plusieurs années
  • La difficulté de la montée en compétences : La complexité administrative ou le manque de concret entravent les projets de développement des compétences
  • Le manque d’adaptation et d’agilité des formations : Les organismes de formations doivent s’adapter à des évolutions réglementaires et technologiques rapides, avec des contraintes opérationnelles fortes

 

Comment as-tu eu l’idée de cette approche pour le résoudre ?

Chacun de nous trois avons rencontré cette problématique par des biais différents lors de nos précédentes expériences pros : Florent par le biais du recrutement dans des HRTech ; Stan en tant qu’investisseur dans l’éducation et l’impact ; et Sixtine en travaillant avec des grands groupes du BTP et de l’énergie sur l’innovation positive. Ces trois expériences nous ont donné individuellement l’envie de résoudre ce problème. En associant nos compétences, nous avons développé la conviction forte qu’il est urgent de déployer une plateforme de carrière pour renverser les codes de la formation professionnelle de qualité sur le terrain.

 

Quels sont les plus gros défis que vous rencontrez en ce moment ?

À l’heure actuelle, nos priorités sont les suivantes :

  • avec le lancement de notre premier parcours de formation, faire la démonstration qu’un nouveau modèle de formation est possible pour les métiers de terrain, alliant formation à distance, mentorat, et formation sur le terrain
  • en parallèle, s’armer pour pouvoir faire passer le modèle à l’échelle dès le 3ème trimestre 2024

La problématique la plus prégnante que nous adressons est la rapidité et le volume de formations sur ces métiers, pour pouvoir être en ligne avec nos objectifs climatiques – il est crucial pour nous de répliquer le modèle Kolverr sur le plus grand nombre de métiers, de profils, de territoires – le plus vite possible.

 

Comment tu vois évoluer ce secteur dans les 5 années à venir ?

À nos yeux, les évolutions principales à prévoir dans les trois grands secteurs de la transition énergétique que nous adressons (le BTP, l’énergie, la mobilité) sont les suivantes :

  • la demande continuera à s’intensifier pour des formations aux métiers de la transition énergétique, notamment pour suivre l’accélération des évolutions réglementaires et technologiques. Cette accélération ne fera qu’augmenter la pression et le besoin d’agilité et de flexibilité dans les formations
  • en parallèle, le rôle des centres de formation va évoluer pour devenir de plus en plus hybride – les développements technologiques favorisant l’émergence de nouveaux formats de montée en compétences, en particulier sur des métiers de terrain. Les nouvelles capacités de l’intelligence artificielle, par exemple, permettront enfin de développer de vrais parcours de formation personnalisés, alternant formation à distance et sur chantier, couplés à un accompagnement individuel de qualité.

Toutes ces évolutions dans la gestion et la progression des compétences contribuent à faire évoluer les métiers eux-mêmes, et à les rendre plus attractifs – avec l’espoir de déclencher un cercle vertueux à moyen terme !

Partager cet article